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L’endométriose est une maladie chronique de l’appareil génital prenant des formes très invalidantes dans 10% des cas, et provoquant d’intenses douleurs. Aujourd’hui, la maladie touche deux Françaises sur dix en âge de procréer, et sa guérison implique une intervention chirurgicale lourde pouvant laisser des séquelles chez la patiente.

C’est une première mondiale à Lyon : l’hôpital de la Croix-Rousse teste actuellement une nouvelle approche chirurgicale avec un traitement de l’endométriose par ultrasons. Il s’agit d’une intervention beaucoup moins invasive et qui s’effectue sans de lourdes séquelles. Déjà exploitée pour le traitement de la prostate chez l’homme, la procédure s’effectue de la même façon : l’introduction d’une sonde par voie endorectale afin de cibler et neutraliser les nodules douloureux.

L’agence de sécurité du médicament a autorisé à titre expérimental le traitement de 10 patientes atteintes d’endométriose digestive profonde. Si la technique est effectivement porteuse d’espoir pour de nombreuses femmes, elle ne peut pas être pour autant systématisée et s’évalue au cas par cas. A ce jour, 4 patientes ont expérimenté avec succès le traitement par ondes HIFU. L’essai clinique se poursuit actuellement.

C’est Gil Dubernard, gynécologue à l’Hôpital de la Croix Rousse, qui a eu l’idée d’utiliser l’appareil à ultrasons Focal One®. « Le traitement ne dure que quelques minutes et remplace l’intervention chirurgicale de plusieurs heures. L’objectif est de dévitaliser la lésion endométriosique » explique-t-il.

En effet, les patientes sont hospitalisées la veille et ressortent le lendemain au lieu des 7 à 10 jours d’hospitalisation dans le cas du traitement classique. Elles peuvent reprendre leur activité alors qu’auparavant un arrêt de travail de 1 à 3 mois leur était prescrit.

La société lyonnaise EDAP TMS, qui a développé Focal One® avec les Hospices Civils de Lyon et l’INSERM, réfléchit au développement d’une sonde plus compatible avec la morphologie féminine. Cette innovation pourrait concerner 2/3 des femmes atteintes d’endométriose digestive.

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