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Le cabinet d’études EY dévoilait ce lundi 11 juin le Baromètre 2018 de l’attractivité de la France. On y découvre que la France se classe 3e en termes d’attractivité des investissements étrangers, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne, et fait son retour dans le trio de tête.

Mais surtout, on constate qu’une fois encore, la Métropole de Lyon     reste incontestablement la métropole la plus attractive de France hors Paris aux yeux des dirigeants internationaux . A la question « Après Paris, quelles sont les deux métropoles régionales les plus attractives ? », les dirigeants d’entreprises répondent à 57% Lyon, alors qu’ils étaient 54% l’année passée. Bordeaux suit, représentant 23% des réponses. Ce résultat conforte Lyon comme écosystème entrepreneurial fort.

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Une progression des investissements spectaculaire en France

Le baromètre révèle que la France a observé une augmentation de 31% du nombre de projets d’investissements étrangers entre 2016 et 2017. Cela représente 1 019 investissements en France, contre 1 124 en Allemagne et 1 205 au Royaume-Uni. L’écart se resserre !

Le nombre de projets d’investissements dans le secteur de l’industrie est passé de 111 en 2016 à 323 en 2017. L’industrie constitue ainsi le premier secteur attirant les investisseurs étrangers en France. Pour beaucoup (86%), ce sont cependant des extensions de taille moyenne, créant en moyenne 32 emplois contre 50 au Royaume-Uni.

La France observe également un retour des centres de décisions, avec 59 implantations en 2017, contre seulement 16 en 2016. Elle se place donc juste derrière le Royaume-Uni pour l’accueil de sièges sociaux.

Enfin, on notera la progression de l’implantation des centres de R&D, qui s’élève à +53% par rapport à 2016, même si la concurrence reste forte dans les secteurs de l’IA et de la santé. Elle se place tout de même 3e dans le classement.

Un contexte national (et international) favorable

Si la France bénéficie de l’effet Brexit, notamment dans les activités financières, les dirigeants d’entreprise affirment à 81% être satisfaits de l’attractivité de la France, une opinion qui était partagée seulement à 73% en 2016. La France a amorcé une adaptation nécessaire dans un contexte où de nouvelles formes d’investissement se développent et où la compétition est plus forte. Elle dresse ainsi un profil plus international, plus ouvert, plus conquérant, et séduit ainsi de plus en plus d’investisseurs étrangers. La différence est encore plus flagrante quand on sait que 55% des dirigeants d’entreprises interrogés se disent confiants à 3 ans, alors qu’ils n’étaient que 27% à partager cette opinion en 2016.

Tout n’est pas acquis cependant : le coût du travail reste encore un frein majeur, et pour cause, les investissements de 2017 créent en moyenne 25 emplois, contre 42 en moyenne dans toute l’Europe. La fiscalité reste aussi un point sensible, ainsi que les formalités administratives.

La France a tout de même effectué des progrès spectaculaires en seulement un an.