nosopharm

La société Nosopharm a pour ambition de développer un nouveau type d’antibiotiques pour pallier aux défauts des antibiotiques actuels. La banque publique d’investissement (Bpifrance) vient en effet de faciliter le financement de la recherche de Nosopharm en lui octroyant un prêt d’un million d’euros à taux zéro.

Fondée en 2009, Nosopharm dispose d’une équipe de huit personnes et a déjà obtenu des levées de fonds conséquentes, plusieurs millions d’euros en capital privé et en dotations de la BpiFrance, de l’Innovative Medicines Initiatives, du Fond Européen de Développement Régional (FEDER), etc.  Les bases d’un travail fructueux et innovant sont déjà solides.

Des innovations attendues

Les innovations en matière pharmaceutique et notamment pour les antibiotiques  sont en effet très attendues. Depuis les années 1980, le recours aux antibiotiques n’a pas cessé de s’accroître et ceux-ci sont devenus de moins en moins efficaces pour lutter efficacement contre les agents pathogènes.

Dans le même temps, le risque de contracter une infection nosocomiale (comme celle liée au staphylocoque doré) a explosé : chaque année en France, 750 000 patients sont infectés au cours d’un séjour hospitalier et c’est la cause du décès de 4 000 patients.  En Europe, ce sont plus de 25 000 décès liés directement aux infections nosocomiales. Le coût social de ces pathologies est estimé à plus d’1,5 milliard d’euros. C’est dire s’il s’agit d’un axe prioritaire pour la santé publique vers lequel la biotech cherche à s’orienter en conséquence.

En cause, la résistance accrue des bactéries résistantes à l’action, seule ou conjointe, des antibiotiques. Pour pouvoir combattre efficacement les agents pathogènes, il est en effet nécessaire de développer de nouvelles actions antibactériennes.

 Un nouvel antibiotique

Nosopharm a ainsi développé un candidat-médicament, baptisé « Noso-502 »,  qui est un médicament pionnier puisqu’appartenant à la classe antibiotique des Odilhorhabdines. « NOSO-502 » pourrait permettre de combattre plus efficacement l’infection avec un nouveau champ d’action, agissant directement sur la traduction bactérienne en l’inhibant.

La campagne de financement  qui a été bouclée va permettre à Nosopharm de pouvoir réaliser les études précliniques en amont d’une demande d’autorisation d’essai clinique pour leur antibiotique prévu pour 2019.

Les premières étapes ayant été prometteuses, souhaitons que l’environnement porteur de la biotech lyonnaise permette à Nosopharm de pouvoir développer la nouvelle classe d’antibiotiques, considérée comme une priorité par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).