confluence

La Confluence, vaste territoire de 150 hectares à la pointe de la Presqu’île de Lyon, poursuit sa métamorphose. Son aménagement a une ambition : participer à la construction d’une ville « smart » et durable.

De nombreux projets déjà livrés

Ces 5 dernières années, plusieurs immeubles ont été terminés : Hikari, premier îlot urbain à énergie positive, mais aussi les nouveaux bâtiments du quartier Denuzière. En tout, 730 nouveaux logements ont été livrés depuis 2015. Côté Rhône, l’ancienne Halle Girard a été entièrement réhabilitée pour accueillir H7, lieu totem de la French Tech à Lyon. Un food court de 600 m² vient d’ailleurs d’y ouvrir ses portes au public, où seconfluence lyon relayeront près de 150 exploitants tout au long de l’année. Plus au sud, la construction de la tour Ycone, dessinée par l’architecte Jean Nouvel, s’est terminée en mars 2019. Récemment, Décathlon a également ouvert un nouveau concept store. L’espace de 2 500 m², situé au sein du centre commercial Lyon-Confluence, accueille une quarantaine de salariés et a vocation à devenir « un lieu de vie, de jeux, de tests » d’après Xavier Rivoire, directeur de la communication institutionnelle de Decathlon United. Il ajoute que l’idée est de « remettre le sport au cœur des villes, de rendre le pouvoir au local ». Le groupe veut faire de ce nouveau magasin un point de rencontre pour les sportifs du quartier ou de passage, en leur proposant par exemple des séances de courses à pied, la personnalisation de vêtements, des cabines connectées mais aussi des conseils gratuits de nutritionnistes et de kinésithérapeutes. Cette boutique d’un nouveau genre s’inscrit dans la dynamique du quartier de la Confluence, qui ambitionne de devenir un véritable lieu d’expérimentation au cœur de la métropole.

Des projets ambitieux pour les années à venir

lumen lyon confluenceConcept unique en Europe, la Confluence accueillera d’ici 2020 Lumen, la Cité de la lumière. A l‘instar de H7 pour le numérique, ce nouveau site a vocation à devenir la vitrine de la filière lumière à Lyon et sera ouvert non seulement aux professionnels, mais aussi aux habitants de la métropole et aux touristes. « Je souhaite qu’avec Lumen à Lyon, la lumière devienne la soie du 21e siècle », a annoncé Philippe Badaroux, président du Cluster Lumière qui est à l’origine du projet. Près de six cents postes de travail devraient être créés au sein de Lumen : on y trouvera notamment un espace de coworking de 1 000 m2 dédiée aux concepteurs et aux start-ups du secteur. Le premier étage sera consacré à la recherche et abritera notamment un showroom permettant au public de découvrir les dernières nouveautés de la filière lumière régionale. Du 2ème au 7ème étage, 3 500 m2 seront proposés à la location sous forme d’espaces variés : bureaux, salles de réunion, salles de conférence… L’objectif :  séduire un vaste panel d’acteurs de la filière lumière, des grands groupes aux start-ups, en passant par les bureaux d’études, les designers, les architectes ou encore les organisations professionnelles. « En constituant un point de rassemblement de tous les acteurs de la filière, Lumen dispose de nombreux atouts pour devenir un acteur majeur aux plans régional, national et international » affirme Philippe Badaroux.

Autre projet d’envergure : le quartier de la Confluence a récemment rejoint le réseau des signataires de la charte de l’arbre de la Métropole de Lyon. L’objectif est de planter près de 2 000 arbres en plus pour en atteindre 4 500. « La Confluence a innové et accélère dans le sens d’un habitat de centre-ville durable et adapté au réchauffement climatique. C’est un lieu d’expérimentation à grande échelle. Nous devons accélérer, car la végétalisation est une réponse absolument indispensable au dérèglement climatique. […] Ces aménagements nous permettent également de travailler sur la fertilité des sols, qui est un vrai enjeu dans nos centres-villes » a déclaré David Kimelfeld, président de la Métropole.

Toujours dans une optique de développement durable, le premier immeuble totalement en terre est en train d’être construit au cœur de la Confluence :  l’Orangery, un immeuble de bureau de 1 000 m2  et haut de 3 étages. Nicolas Meunier, artisan de la construction, a choisi d’utiliser le pisé, technique à base de terre crue compactée, très utilisé autrefois dans la région Rhône-Alpes avant de tomber dans l’oubli. Il a été séduit par cette technique ancestrale puisqu’elle dispose de nombreux avantages. Elle offre tout d’abord une climatisation naturelle puisque le pisé a la particularité d’apporter naturellement, de par sa composition, une régulation hygrométrique et thermique.  Mais, d’après Nicolas Meunier, « le principal intérêt du pisé est qu’il est extrêmement économe en énergie, il offre un bilan carbone presque nul. Pas besoin de cuisson, quasiment pas de transport, pas d’utilisation d’eau ni d’électricité… Et il est réversible. Au bout de plusieurs décennies, on peut déconstruire, humidifier la terre et reformer de nouveaux blocs pour de nouvelles constructions. Ou alors simplement la répandre dans la nature. » Une technique qui respecte l’environnement et qui permet même d’utiliser la terre extraite lors du décaissement précédant la construction d’un logement, alliant ainsi consommation locale et récupération !


La confluence en chiffres

  • 15  000 emplois salariés aujourd’hui, 25  000 à l’horizon 2025
  • 12  000    habitants aujourd’hui, 17  000 prévus pour 2030
  • 4  989 logements construits à terme
  • 100  000m² de tertiaire supplémentaires livrés d’ici 2020