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Le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA) se constitue de presque 200 entreprises et 6  000 emplois pour une surface de 1 000 hectares. Deux groupes, Liébot et Devglass, rejoignent le site, son écosystème et sa démarche de développement durable, avec chacun une nouvelle usine.

Nouvelle usine du groupe Liébot : l’expérimentation de la « boucle fermée »

À Saint-Vulbas notamment, à l’est de Lyon en direction de Genève, le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain regroupe, sur 1 000 ha de superficie, 188 entreprises implantées sur 410 ha occupés. Certaines y investissent doublement. En 2018, le groupe Liébot a implanté sur place Lima, usine de l’une de ses entreprises, le fabricant de menuiseries K-Line. D’un montant de 70 millions d’euros, l’investissement consistait à ouvrir une unité de production de fenêtres en aluminium. Le site, d’une superficie de 48 500 m², bureaux et production compris, se déploie sur 13,5 ha. En 2019, le groupe Liébot a décidé de réinvestir dans le Parc, cette fois avec une usine d’extrusion et de laquage aluminium de 12  000 m² dénommée Exal. La somme investie est cette fois de 17 millions d’euros pour une ouverture prévue pour 2020, accompagnée de la création de 50 emplois. D’autres marchés industriels et du bâtiment seront par ailleurs livrés par Exal.

L’un des principaux objectifs qu’affiche le groupe Liébot est ici d’adopter une démarche environnementale de boucle fermée avec, selon L’Usine Nouvelle, « une extrusion réalisée à partir du recyclage de chutes d’aluminium ». Cette approche de la « boucle fermée », un type de circuit court qui minimise les pertes et vise à optimiser la réutilisation des déchets, répond à la politique environnementale implémentée par le PIPA. Depuis sa création, le Parc a par exemple obtenu quatre certifications : ISO 14001 sur le management environnemental, EMAS (Eco Management Audit System), le label Lucie pour les entreprises responsables, et la norme ISO 26000 via l’AFNOR pour l’engagement RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Cette manière de procéder a attiré entre autres l’implantation de l’unité Soverglass de Devglass, qui opère dans un domaine proche de K-Line.

Nouvelle unité du groupe Devglass : le choix environnemental et ergonomique

Le groupe Devglass, présent en Vendée comme le groupe Liébot, s’installe lui aussi dans le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain avec sa nouvelle unité Soverglass. Le directeur de l’entreprise, Jérôme Renaud, déclare pour Le Progrès que ce choix est un « investissement conséquent, 26 millions d’euros, soit 1/3 de [son] chiffre d’affaires total […]. Sur ce site de 17  600 m², 90 emplois seront créés, avec une potentielle évolution vers une entreprise 4.0  ». Ajoutant à cela le souhait de « maîtriser [son] bilan carbone  », l’entreprise a choisi de s’implanter au sein du PIPA, la localisation permettant, d’après Jérôme Renaud, d’être plus proche de ses clients, et de ce fait de minimiser les émissions de CO2 découlant du transport. La question environnementale est intégrée aux processus industriels de Soverglass, conformément à la politique du PIPA. Les eaux utilisées dans l’usine sont par la suite récupérées, retraitées et réutilisées, répondant à l’approche de développement durable implémentée par le parc industriel.

Fournisseur de vitrage isolant sur-mesure pour les menuiseries industrielles, le groupe Devglass est spécialisé dans la transformation du verre pour le bâtiment avec des produits variés qu’il découpe, façonne, assemble et distribue. Il dispose, en amont de Soverglass, de deux autres unités de production industrielle : Soveriso, en Vendée, et Vitraglass, dans l’Orne. Son unité de Saint-Vulbas, si elle ne répondra pas dès le départ à son objectif du tout-connecté (4.0), vise cependant, selon Verre & Protections Mag, à simplifier l’organisation générale de l’usine. En fonction des besoins et de l’activité, le bâtiment sera évolutif et son ergonomie adaptable simplifiera, en termes de qualité de vie au travail, les tâches pour les opérateurs.