A la découverte de 2 entreprises lyonnaises qui œuvrent pour le développement durable

Tribü, une start-up lyonnaise engagée qui propose de gérer les déchets d’entreprise

La start-up lyonnaise Tribü est spécialisée dans la collecte, le tri et le recyclage des déchets d’entreprise, avec une offre « clé en main » qui simplifie le processus de gestion des déchets de différentes structures. Tribü propose des solutions sur mesure, adaptées aux besoins et à la culture de chaque entreprise. La start-up se positionne comme un interlocuteur unique qui prend en charge toutes les étapes du processus, avec la mise en place de dispositifs de tri, des collectes de déchets sélectives et un traitement optimisé. Elle propose également aux entreprises un suivi précis accompagné d’un reporting mensuel complet.

tribuTribü est construite autour de grandes valeurs : le développement durable, l’économie circulaire et le local. Ces valeurs se répercutent évidemment dans leur activité, puisque 100% des déchets sont recyclés et traités en France, et que leurs camions sont tous traités avec un film innovant sans PVC, sans chlore, sans phtalate ni plastifiant qui s’imprime avec des encres éco-conçues (Hexis HX500WG2), mais aussi sur leur politique de recrutement : la totalité de leurs collaborateurs sont lyonnais et en situation de handicap. Un engagement fort et reconnu : en 2018, Tribü a gagné le Trophée RSE de la Fête de l’Entreprise organisé par la CPME du Rhône et le Progrès.

L’initiative a déjà séduit de nombreuses structures comme Framatome, BioMérieux, l’Institut Paul Bocuse, le Musée des Confluence, Sanofi, EDF, la SNCF ou encore Boehringer Ingelheim. 

Maltivor, la société lyonnaise qui propose de « manger sa bière » pour réduire son impact écologique maltivor.164029

Le concept de Maltivor, société lyonnaise créée en 2018 et installée à Vénissieux, est de valoriser les déchets issus du processus de brassage de la bière. Celui-ci génère des drêches, résidus du malt utilisé pour fabriquer la bière, qui peut représenter jusqu’à 88% de la totalité du malt mis dans la cuve au départ par le brasseur. « Le plus souvent, les industriels la sèchent pour la jeter et l’incinérer. D’autres […] la mettent en silo pour la vendre ensuite aux agriculteurs afin de nourrir leur bétail », explique Lola Bonnin, fondatrice de Maltivor. Son idée est de récupérer et de valoriser cette drêche en la transformant en une nouvelle farine alimentaire très digeste et très riche en fibres, protéines et minéraux. Cette farine est alors proposée aux boulangers qui peuvent en faire des pains spéciaux dont le goût diffère selon le malt utilisé. Une première production a été testée : « les boulangers l’utilisent avec une farine traditionnelle dans la limite de 30 % du total », affirme Lola Bonnin, qui prévoit également des tests dans des pâtisseries et des pâtes à l’Institut Bocuse.

La commercialisation de la farine devrait être lancée cet automne entre 4 et 5 euros HT le kilo, soit un prix similaire à celui de la farine de sarrasin. Trois partenaires ont déjà proposé de donner leur drêche, plutôt que de payer pour la détruire : La Brasserie Georges (2 tonnes par jour), Tom & Co, une brasserie bio, ainsi que le Platypus, un bar du 2ème arrondissement de Lyon. Maltivor recherche également un sous-traitant pour organiser le transport, qu’il espère effectuer en camion électrique. La société prévoit de produire 34 tonnes de farine en 2020, comprenant la vente aux boulangers et la vente aux particuliers mais aussi des produits finis.



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