Immobilier d’entreprises : une nouvelle dynamique pour le Bioparc

Au cœur de Pôle Santé Est de Lyon, le Bioparc est un site unique de recherche et de développement conçu pour abriter plus de 40 000 m² de bureaux et de laboratoires. Lancé en 2004, il accueille aujourd’hui une dizaine d’entreprises pour 400 emplois. Une fois achevé d’ici 2022, le site de 3,4 hectares devrait abriter 1 200 emplois dans les secteurs de la santé et du numérique. En effet, le projet du Bioparc se découpe en 2 phases.

Entre 2000 et 2016, la phase Bioparc 1 s’est concentrée sur la création de la pépinière Laënnec avec 17 entreprises, la construction d’une résidence hôtelière avec 133 appartements et suites, ainsi que la livraison de l’immeuble tertiaire Adénine de 7 300 m². La phase 2 (2016-2022) repose sur le déploiement de 4 bâtiments qui hébergent des entreprises : Techsoft 3D, le datacenter de DCforData, Medicina et Bioserra, un bâtiment collectif consacré aux biotechs.

– Déjà présent sur le Bioparc, DCforData, filiale de Jaguar Network, a inauguré mi-janvier un nouveau datacenter, baptisé « Rock ». Avec plus de 4 000 m² et 800 baies informatiques, il est le plus grand datacenter de Lyon intra-muros. Après 12 mois de construction, le site accueille désormais les projets informatiques les plus complexes notamment dans les secteurs de la santé et de l’industrie 4.0, deux domaines de pointe de la région lyonnaise. Un investissement de plus de 10 millions d’euros.

Lyon (69) : DCForData de Jaguar Network

– Médicina, plateforme de santé ambulatoire territoriale, ouvrira ses portes à l’été 2019. Le bâtiment de 6 000 m2 a pour ambition de proposer une nouvelle organisation de la médecine de ville avec une concentration de professionnels de santé, médicaux et paramédicaux, tous libéraux. Il devrait donc ouvrir avec environ 10 généralistes, 50 spécialistes et 40 paramédicaux. Le site abritera également un centre de remise en forme, un institut de beauté et une balnéothérapie, notamment pour la rééducation physique.
Le futur centre de santé pluridisciplinaire Médicina

– Le bâtiment Monolithe de 1710 m² est occupé depuis octobre 2018 par TechSoft 3D, une multinationale spécialisée dans l’édition de composants logiciels 3D.

– Enfin, quatre entreprises (Erytech Pharma, Edelris, AB Sciences et Enyo Pharma) s’installeront en mai sur le site Bioserra, 7 000 m² répartis en trois bâtiments et spécialement conçus pour les entreprises de biotechnologie. Des bureaux, des laboratoires (de niveau de sécurité P1 et P2), des espaces et des services communs seront proposés à ces entreprises. Dès septembre 2019, plus de 200 chercheurs travailleront dans Bioserra.

Bioserra est conçu pour des entreprises de biotechs

12 000 m² restent à commercialiser d’ici la fin de l’opération, en 2022. L’investissement final sur le Bioparc devrait se monter, au global, à 100 millions d’euros.

Goodman va installer une immense plateforme logistique près de Lyon-Saint-Exupéry !

Le dernier projet en date de Goodman France, filiale du groupe australien, est une plateforme logistique XXL près de la zone aéroportuaire de Lyon-Saint-Exupéry. Goodman prévoit de construire 160 000 m² d’entrepôts, qui viendront compléter un portefeuille de projets nécessitant en tout 400 000 m². En 2016, le promoteur immobilier avait déjà acquis 43 000 m² d’entrepôts (actuellement loués à Auchan) dans le Nord-Isère, sur le territoire de la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (CAPI).

Un investissement d’une dizaine de millions d’euros

Le projet représente un investissement de taille. Ce sont une dizaine de millions d’euros qui vont être investis dans le projet. Le permis de construire est en cours d’instruction, les travaux ne devraient donc pas commencer avant l’année prochaine, voire plus tard. Les installations seront sur le site actuel de l’Institut français des sciences et des technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR), installé sur une parcelle de plus 21 hectares. A pleine activité, on attend un trafic de 1 004 rotations de poids lourds et 4 410 véhicules légers par jour.

site-ifsttar

Site actuel de l’IFSTTAR

Goodman, le géant de la logistique

Depuis sa création en 2005, la filiale Goodman France a développé et livré plus de 30 plateformes logistiques pour des acteurs majeurs du marché, représentant plus d’un million de mètres carrés et un investissement de plus d’un demi-milliard d’euros. Parmi ses clients, le géant compte Auchan, Carrefour, Intermarché, Leclerc, mais aussi Amazon, DB Schenker ou Zalando.

La région lyonnaise, propice à l’activité logistique

Lyon est au carrefour de grands axes de communications et d’échanges français et européens et représente une plateforme d’échanges multimodaux. C’est le 2ème parc logistique de France après le bassin parisien, et compte la 1ère plateforme logistique terrestre de France dans le Nord-Isère. A elle seule, elle regroupe 2 000 000 m² d’entrepôts et 14 000 emplois.

Chiffres clés :

  • 200 ha à disposition des transporteurs aéroportuaires, ferroviaires et routiers
    Des plateformes multimodales
    Un réseau navigable
    1 337 km de réseau autoroutier
    603 km de routes nationales et 30 666 km de routes départementales

De plus, c’est la 1ère région de France pour la production de matériel et de transport de marchandises, et la 2ème région de France pour l’activité logistique en termes d’emploi (40 000 emplois).

Les biotechs en pleine expansion en région lyonnaise !

L’expression « biotech » est issue de la contraction des mots anglais « biology » et « technology ». L’expression désigne des start-up ou jeunes entreprises innovantes dans des secteurs variés tels que l’agroalimentaire, l’agriculture, l’environnement, l’énergie et la santé. Elles sont à l’origine de vaccins, mais aussi de procédés innovants et offrent ainsi des biens et des services nouveaux.

Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais depuis quelques années et avec les progrès en sciences de la vie, les biotechs sont devenues le meilleur atout pour le progrès et repoussent continuellement les limites de la médecine.

Lyon est un territoire privilégié pour les biotechs, de par son écosystème des sciences du vivant, qui la place comme ville d’excellence dans ce secteur. Abritant le pôle de compétitivité international Lyonbiopôle, au cœur du biodistrict de Lyon-Gerland, la ville a vu s’épanouir et a attiré nombre des grands noms de l’industrie pharmaceutique ou de la santé (Institut Pasteur, bioMérieux, Singulex, Genzyme, BioAster, et bien d’autres !), où se mêlent maintenant centres de productions et centres de R&D. Avec la recherche académique et les centres hospitaliers de pointe, c’est ce qui fait l’excellence de Lyon, et qui permet à des jeunes start-up innovantes de rechercher, développer, et expérimenter leurs innovations.

modele MOTS CLES

Lyon est notamment spécialisée dans la cancérologie, les biomarqueurs, l’infectiologie et l’immunologie, les neurosciences, et la nutrition et la santé. Depuis la création de Lyonbiopôle en 2005, ce sont 1,06 milliard d’euros qui ont été investis (par des investisseurs publics ou privés) dans des projets. Ainsi, on trouve plus de 150 biotechs dans la région, sur 600 en France, ce qui la place 2ème après l’Ile-de-France en termes d’accueil des biotechs.

Focus sur 4 biotechs lyonnaises à suivre

Mais d’abord : qui sont les porteurs de projets biotechs ? Ce sont des scientifiques issus de la recherche publique ainsi que des entrepreneurs chevronnés. En ce moment, les biotechs, beaucoup portées sur le développement des approches thérapeutiques, sont en convergence avec les digitaltechs, qui elles, travaillent sur les algorithmes. Cela amène les biotechs à développer des techniques de médecine prédictive, qui permettrait d’anticiper les réactions des patients aux traitements et ainsi de personnaliser la médecine suivant chaque patient.

ElsaLys Biotech

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ElsaLys Biotech a fait parler d’elle récemment avec son introduction en bourse le 18 mai dernier. Une opportunité pour la start-up de lever des fonds rapidement, pour la commercialisation de son anticorps Leukotac. Spécialisée dans l’immunothérapie, elle possède déjà un portefeuille de cinq anticorps capables de moduler l’action des cellules immunitaires. Pour faire simple, en cancérologie, cela permettrait d’activer les défenses immunitaires inhibées par les cellules tumorales, ou au contraire de stopper l’emballement du système immunitaire. Les fonds levés (elle espère obtenir entre 15 et 19,8 millions d’euros) permettront d’enregistrer la molécule et d’obtenir l’autorisation de commercialisation en Europe et aux Etats-Unis d’ici 2020 et 2021.

Oncofactory

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C’est la start-up spécialisée en médecine prédictive. Oncofactory se consacre à la recherche de biomarqueurs prédictifs sur la réaction de patients aux traitements anti-cancéreux, en utilisant un procédé innovant : elle utilise des embryons de poulet pour répliquer des cellules tumorales. Ainsi, Oncofactory peut créer une gamme de modèles de cancers impressionnante et modéliser l’hétérogénéité des tumeurs en se basant sur des patients atteints d’un même type de cancer. Il faut seulement 48 heures pour obtenir ces répliques de tumeurs, ce qui accélérerait considérablement le développement de nouvelles molécules de traitement des cellules tumorales. Oncofactory offre ses services aux laboratoires pharmaceutiques et génère ainsi un chiffre d’affaires qui lui permet de ne pas faire appel à des investisseurs extérieurs.

ENYO Pharma

enyo-logo

Le biomimétisme est au cœur de la recherche de cette start-up. Jacky Vonderscher, PDG et fondateur d’ENYO Pharma, raconte au Progrès : « J’ai été contacté par Inserm Transfert Initiative pour évaluer le potentiel des recherches menées par une équipe de virologistes sur la stratégie des virus pour moduler les fonctions cellulaires ». C’est de là qu’est née ENYO Pharma. Comprendre le fonctionnement d’un virus est la clé pour les manipuler. Ainsi, l’entreprise développe maintenant des petites molécules actives capables d’atteindre des protéines humaines intracellulaires pour guérir des maladies infectieuses ou non. Sa molécule EYP001 permettrait d’éradiquer le virus de l’hépatite B chez les patients souffrant de cette maladie chronique, et elle est sur le point de finaliser les essais cliniques, pour ensuite envisager une commercialisation. ENYO Pharma poursuit son travail avec une molécule contre le virus NASH (stéatohépathique non-alcoolique).

Maat Pharma

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La start-up se consacre à la recherche pour développer un traitement contre les maladies graves entraînées par un déséquilibre du microbiote (flore intestinal), lui-même dû à des traitements lourds contre le cancer. Dans le viseur de Maat Pharma, la leucémie aigüe. Les tests cliniques sont en passe d’être finalisés et Maat Pharma espère une commercialisation de son traitement d’ici 2020, et 2024 pour la leucémie aigüe, car son développement est plus lourd. En parallèle, l’entreprise développe aussi une seconde application de son traitement pour contrer le GVHD (réaction du greffon contre l’hôte), maladie qui touche plus de 10 000 patients par an aux Etats-Unis et en Europe.

LYVE, le nouveau système d’accompagnement des entrepreneurs lyonnais

Lancée par la Métropole de Lyon, LYVE se présente comme une nouvelle stratégie de développement économique en favorisant l’entrepreneuriat. Au cœur de ce dispositif, les entrepreneurs eux-mêmes : telle est la volonté de la Métropole avec cette nouvelle démarche. L’objectif est de fédérer une communauté d’entrepreneurs, où qu’ils en soient dans le développement de leur entreprise, et de tous secteurs. Pour cela, la Métropole met en place une offre globale de services avec plusieurs outils :

  • Une plateforme digitale de mise en relation avec les entrepreneurs lyonnais et les accompagnateurs
  • 3 nouveaux pôles d’entrepreneurs qui ouvriront l’année prochaine à Givors, La Duchère et Neuville-sur-Saône en région lyonnaise
  • Des programmes d’accompagnement adaptés à chaque profil d’entrepreneur dans ces 3 nouveaux pôles

Accompagner à tous les stades de l’entrepreneuriat

onlylyon-metropoleIl existait bien le réseau « Lyon Ville de l’entrepreneuriat », qui accompagnait surtout les créateurs d’entreprises et était constitué d’une cinquantaine d’acteurs. LYVE intervient justement comme une volonté de changement de la part de la Métropole de Lyon. Maintenant, l’idée est d’accompagner les entrepreneurs à différents degrés de maturité de leur entreprise : création, mais aussi développement, incubation, … afin d’assurer leur pérennité et leur permettre d’aller au-delà de 5 ans d’activité.

Pôles entrepreneuriaux : un objectif de 100 accompagnements par an

Les pôles seront le cœur de ce dispositif. Des bureaux, des salles de réunion et des espaces de coworking, mais aussi l’organisation d’ateliers, de conférences et de sessions de mentorat : ce sont les offres et services qui seront proposés dans les pôles. Tous les publics y seront les bienvenus : porteurs de projet, entrepreneurs, professionnels de l’accompagnement et partenaires. En tout, ce sont 6 000 m² de locaux qui seront dédiés à l’entrepreneuriat, avec l’ambition d’accompagner plus de 100 entreprises par an et créer 300 emplois à 3 ans. Par ailleurs, le réseau est ouvert à plus de 300 acteurs, publics ou privés, qui participeront à l’animation de ce nouvel écosystème.

Le « web d’entrepreneurs », plateforme de mise en réseau

Le « web d’entrepreneurs », la plateforme digitale LYVE, aura la forme d’un tableau de bord personnalisé et permettra aux entrepreneurs d’avoir accès aux bonnes informations selon leurs besoins. La mise en relation se fera à ce moment, en connectant aux entrepreneurs des contacts pertinents pour leur secteur ou projet. Tout cela grâce à des outils d’intelligence artificielle.

lyve-plateforme

L’entrepreneuriat en chiffres dans la Métropole de Lyon :

  • 125 000 établissements publics et privés
  • Environ 20 000 créations d’entreprises par an
  • 64 entreprises labellisés « Pépites »
  • 197 entreprises créées par des étudiants-entrepreneurs
  • 500 experts en entrepreneuriat
  • Déjà 4 pépinières d’entreprises
  • Bientôt 3 pôles  entrepreneuriaux
  • 1 salon dédié à l’entrepreneuriat chaque année : le Salon des Entrepreneurs

LYVE, le nouveau système d’accompagnement des entrepreneurs lyonnais

Lancée par la Métropole de Lyon, LYVE se présente comme une nouvelle stratégie de développement économique en favorisant l’entrepreneuriat. Au cœur de ce dispositif, les entrepreneurs eux-mêmes : telle est la volonté de la Métropole avec cette nouvelle démarche. L’objectif est de fédérer une communauté d’entrepreneurs, où qu’ils en soient dans le développement de leur entreprise, et de tous secteurs. Pour cela, la Métropole met en place une offre globale de services avec plusieurs outils :

  • Une plateforme digitale de mise en relation avec les entrepreneurs lyonnais et les accompagnateurs
  • 3 nouveaux pôles d’entrepreneurs qui ouvriront l’année prochaine à Givors, La Duchère et Neuville-sur-Saône en région lyonnaise
  • Des programmes d’accompagnement adaptés à chaque profil d’entrepreneur dans ces 3 nouveaux pôles

Accompagner à tous les stades de l’entrepreneuriat

Il existait bien le réseau « Lyon Ville de l’entrepreneuriat », qui accompagnait surtout les créateurs d’entreprises et était constitué d’une cinquantaine d’acteurs. LYVE intervient justement comme une volonté de changement de la part de la Métropole de Lyon. Maintenant, l’idée est d’accompagner les entrepreneurs à différents degrés de maturité de leur entreprise : création, mais aussi développement, incubation, … afin d’assurer leur pérennité et leur permettre d’aller au-delà de 5 ans d’activité.

Pôles entrepreneuriaux : un objectif de 100 accompagnements par an

Les pôles seront le cœur de ce dispositif. Des bureaux, des salles de réunion et des espaces de coworking, mais aussi l’organisation d’ateliers, de conférences et de sessions de mentorat : ce sont les offres et services qui seront proposés dans les pôles. Tous les publics y seront les bienvenus : porteurs de projet, entrepreneurs, professionnels de l’accompagnement et partenaires. En tout, ce sont 6 000 m² de locaux qui seront dédiés à l’entrepreneuriat, avec l’ambition d’accompagner plus de 100 entreprises par an et créer 300 emplois à 3 ans. Par ailleurs, le réseau est ouvert à plus de 300 acteurs, publics ou privés, qui participeront à l’animation de ce nouvel écosystème.

Le « web d’entrepreneurs », plateforme de mise en réseau

Le « web d’entrepreneurs », la plateforme digitale LYVE, aura la forme d’un tableau de bord personnalisé et permettra aux entrepreneurs d’avoir accès aux bonnes informations selon leurs besoins. La mise en relation se fera à ce moment, en connectant aux entrepreneurs des contacts pertinents pour leur secteur ou projet. Tout cela grâce à des outils d’intelligence artificielle.

lyve lyon

L’entrepreneuriat en chiffres dans la Métropole de Lyon :

  • 125 000 établissements publics et privés
  • Environ 20 000 créations d’entreprises par an
  • 64 entreprises labellisés « Pépites »
  • 197 entreprises créées par des étudiants-entrepreneurs
  • 500 experts en entrepreneuriat
  • Déjà 4 pépinières d’entreprises
  • Bientôt 3 pôles  entrepreneuriaux
  • 1 salon dédié à l’entrepreneuriat chaque année : le Salon des Entrepreneurs

Boehringer Ingelheim investit plus de 250 millions d’euros en région lyonnaise !

6 mois après l’inauguration de son siège France en santé animale au cœur du Biodistrict de Lyon-Gerland, l’entreprise pharmaceutique allemande choisit à nouveau la région lyonnaise pour étendre et accroître son activité dans cette branche. Face à une demande croissante des vaccins aviaires dans le monde, Boehringer Ingelheim va agrandir son site de production et installer un centre  de R&D dédié à la formulation et à la répartition des vaccins aviaires à Saint-Priest. Le bâtiment, d’une surface ce 5 700 m² répartis sur trois étages, représente un investissement d’une valeur de 65 millions d’euros. Selon Erick Lelouche, président de Boehringer Ingelheim Santé Animale France, le site actuel de production de Saint-Priest allait arriver à saturation d’ici 2020 à cause de la croissance de la demande pour les vaccins aviaires, due elle-même à une augmentation de la consommation de volaille. La livraison du nouveau bâtiment est donc prévue pour 2020.  En juillet, Boehringer Ingelheim annonce un nouvel investissement beaucoup plus conséquent, de 200 millions d’euros cette fois, pour  développer  ses ressources de production en vaccins vétérinaires. La future usine, construite sur à Jonage près de Lyon, sera d’une surface de 15 000 m² et devrait être mise en service  fin 2021. Dans un premier temps,  ce sont les vaccins pour le bétail qui seront privilégiées.

Le siège de Boehringer Ingelheim dans le biodistrict de Lyon-Gerland

Intégration de Merial : un atout dans le secteur de la santé animale

Boehringer Ingelheim a intégré dans ses filiales la société lyonnaise Merial en 2017, leader mondial en santé animale, grâce à ses médicaments et vaccins destinés à un très grand nombre d’espèces animales. Cette acquisition permet à Boehringer d’être désormais leader en antiparasitaires et vaccins, et lui a aussi permis de doubler ses ventes dans le secteur de la santé animale. Une belle progression pour le groupe.

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Le nouveau centre de production high tech, baptisé F2IVE (Formulation and Filling of Inactivated Vaccines Extension), permettra de créer 42 emplois immédiats sur le site. Erick Lelouche ajoute : « Un tel investissement confirme les engagements pris lors du rachat, la volonté de Boehringer Ingelheim étant clairement de placer la France, et notamment Lyon, au cœur de sa stratégie de croissance sur le marché de la santé animale ». La capacité de production va être multipliée par 3 grâce à ce nouveau site.

La déchetterie fluviale River’Tri à Lyon reçoit le prix de l’Innovation Urbaine « Le Monde » Smart Cities !

Le jeudi 17 mai à Lyon, le journal Le Monde dévoilait les sept lauréats des prix européens de l’innovation urbaine « Le Monde » Smart Cities 2018, parmi plus de 200 candidatures.

Lyon, 1ère smart city de France, a été distinguée dans la catégorie « Innovation Urbaine », grâce à la déchetterie fluviale River’Tri mise en place en 2016 pour une expérimentation de 2 ans. River’Tri est une initiative de la Métropole de Lyon et de CNR, la Compagnie Nationale du Rhône, en partenariat avec Suez, les Voies navigables de France et la Compagnie Fluviale de Transport.

Une déchetterie accessible

Le principe est simple : tous les samedis de 9h à 17h, quai Fulchiron sur la Saône dans Lyon 5e, une barge de 65 mètres est amarrée et les habitants peuvent venir y déposer leurs déchets, notamment les plus encombrants, parfois difficile à transporter jusqu’aux déchetteries en périphérie de la ville. Des agents sont là pour aider et encadrer les opérations. 5 bennes et 3 conteneurs spéciaux sont présents sur cette déchetterie flottante.

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On peut y jeter presque tous les types de déchets :

  • Mobilier,
  • Equipements électriques et électroniques,
  • Textiles,
  • Bois et métaux,
  • Cartons,
    Etc.

En revanche, les déchets putrescibles (déchets verts, gravats…) sont interdits.

River-Tri

Une déchetterie pour désengorger les routes

Si permettre une proximité pour les habitants du centre de Lyon était un des objectifs de cette déchetterie innovante, réduire le trafic sur les routes pour se rendre dans l’une des 19 déchetteries du territoire lyonnais était une priorité pour la Métropole de Lyon. En effet, c’est également dans une démarche écologique que la déchetterie fluviale a été mise en place. En réduisant le trafic, ce sont également les émissions polluantes que l’on réduit, et cela permet aussi de diminuer le nombre de véhicules de collecte au centre de Lyon.

Et après 2018 ?

L’expérimentation, qui doit se terminer fin 2018, est un succès. Une prolongation est évidemment envisagée sérieusement, malgré le coût que cela impliquerait. Plusieurs points sont à l’étude pour l’amélioration du service et de la rentabilité de celui-ci. Ainsi, un site internet et une application dédiés semblent incontournables pour recevoir des informations en temps réel, mais aussi l’ouverture sur d’autres jours de la semaine et un accès aux professionnels sont envisageables.

Dynamisme économique : THE VILLAGE, un village de marques à 30 min de Lyon !

Ce vendredi 18 mai ouvre le deuxième village de marques de la région, THE VILLAGE, vingt ans après Marques Avenue à Romans-sur-Isère. Le complexe commercial se trouve  entre Villefontaine et La Verpillière, sur le territoire couvert par l’Aderly de la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (CAPI)  . La surface de 31 000 m²  accueillera près de 80 enseignes et un pôle restauration, ainsi qu’un parking gratuit de 2 000 places. Cela représente un investissement de 145 à 150 millions d’euros, 114 ayant été investis par la Compagnie de Phalsbourg, le promoteur qui a remporté le concours d’appel à projets. Le projet est labellisé HQE® et a créé 400 emplois. A termes, le lieu devrait accueillir 120 enseignes en luxe, premium luxe et sport et créer en tout 550 emplois.

Informations pratiques.

Une ambition qui va au-delà du simple centre commercial

Philippe Journo, président de la Compagnie de Phalsbourg, a pour ambition d’en faire un vrai point central de « tourisme commercial ». Fidèle à sa philosophie de « construire la France de demain », il a pensé ce lieu comme un espace dynamique et constamment animé, en faisant notamment appel à Franco Dragone, qui a signé la mise en scène de nombreux spectacles du Cirque du Soleil, pour proposer une animation par jour. On trouve également un espace de jeux dédié aux enfants. « L’idée est d’offrir une expérience différente, de passer un bon moment », déclare Philippe Journo. THE VILLAGE devrait même accueillir un hôtel 4 étoiles d’ici 2020.

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Un outlet « phygital »

Contraction de « physique » et « digital », le « phygital » désigne le fait d’offrir à la fois des services en physiques et à travers le digital. C’est le concept de THE VILLAGE, qui, pour faire face à la concurrence du e-commerce, a choisi de proposer les deux expériences pour les clients. Ainsi, les clients pourront commander leurs articles sur une plateforme digitale et se les faire livrer, ou même seulement réserver des articles et les récupérer en magasin.

Lieu Totem, Pass French Tech… les dernières actus de Lyon French Tech !

Créée en mai 2015 par les acteurs de l’écosystème numérique lyonnais, l’association Lyon French Tech a 3 missions au service de la croissance des start-up, scale-up et PME Innovantes locales :

1. Agir en tant que “hub” pour favoriser l’information, la communication et la mise en relation au sein de l’écosystème French Tech local, national, international ;
2. Opérer les dispositifs nationaux de la French Tech ;
3. Produire des actions collectives renforçant l’écosystème start-up sur la Métropole de Lyon.

Pass French Tech : 8 entreprises lyonnaises dans la communauté !

Parmi les dispositifs au service du développement des start-up, le Pass French Tech : un programme national d’accompagnement lancé en 2014 à destination des entreprises en hyper-croissance, pépites de la French Tech. Après Navya, Woonoz, Enoptea, Sentryo et Obiz, ce sont 3 nouvelles pépites lyonnaises qui rejoignent le dispositif.

Umi (premier outil web automatisé d’aide à la décision pour tout projet d’innovation), Tilkee (outil d’optimisation de la relance commerciale) et Deepidoo (plateforme spécialisée dans l’animation et la digitalisation des points de vente) intègrent ainsi la communauté et bénéficieront de l’offre de services du Pass French Tech basée sur 5 piliers : le financement, l’international, l’innovation, le business development et la visibilité.

Des nouvelles de la Halle Girard, futur lieu totem

Le chantier de la Halle Girard, au cœur du quartier de Lyon-Confluence, se poursuit ! Cet espace destiné aux start-up de la Métropole devrait ouvrir ses portes en avril 2019. Prochaine étape prévue : le dévoilement du nom de ce site en juin 2018.

halle-girard

Rappelons que la Halle se composera d’un espace d’environ 3 000 m² utiles avec des espaces d’accélération et d’hébergement de start-up, des espaces de co-working, de convivialité et d’échanges, des salles de réunion communes, un studio vidéo web, mais aussi d’un espace de 1 000 m² dédié à l’évènementiel.

Les ambitions du lieu totem sont de mettre les start-up au cœur de l’écosystème d’innovation, dans un bâtiment totem, pour en faire une vitrine internationale alliant excellence, animation et convivialité. Mais aussi de devenir un hub européen, où les start-up à fort potentiel pourront trouver les meilleures conditions pour accompagner leur hyper-croissance, et un catalyseur des initiatives French Tech sur le territoire par une mise en réseau et une mise en visibilité nationale et internationale des acteurs de l’ensemble de l’écosystème.

Lyon et la Chine : des relations historiques

Une délégation lyonnaise, conduite par David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, et Georges Képénékian, maire de Lyon, était en mission en Chine du 1er au 9 mai. La mission se déroulait entre Guangzhou, Hangzhou, Pékin et Shanghai, afin de « pérenniser les nombreux partenariats politiques, économiques, universitaires et culturels ». C’est aussi l’occasion de célébrer le 30e anniversaire du jumelage entre Lyon et Guangzhou, dans la province de Canton. L’Aderly y est aussi présente sur le volet « partenariat économique ».

Une histoire de soie

Les relations entre Lyon et la Chine remontent à l’époque de la soie. Au 16ème siècle, Lyon, alors capitale de l’imprimerie et de la soie, deviendra un vecteur prépondérant de diffusion de la culture chinoise en France, mais aussi en Europe. Au 19ème siècle, les liens commerciaux entre la Chine et Lyon se renforcent, grâce à de nombreuses missions commerciales de négociants lyonnais. En 1921, l’Institut Franco-Chinois est créé sous le patronage de l’Université de Lyon, afin de permettre aux chinois de suivre des études supérieures à Lyon, pour devenir cadres et ensuite retourner en Chine. En 1988, un accord entre Lyon et Guangzhou est conclu, portant sur le développement des relations d’affaires, des échanges universitaires et de la collaboration sur les techniques urbaines. Les relations Lyon-Chine ont été ininterrompues depuis l’époque des « routes de la soie », et se renforcent encore aujourd’hui.

Des relations commerciales toujours plus fortes

Le cœur de cette visite en Chine était la consolidation des relations économiques entre la Chine et Lyon. Des représentants de l’Aderly, dont Jean-Charles Foddis, Directeur Exécutif, et des représentants de la CCI Lyon Métropole faisaient partie de la délégation. L’objectif : rencontrer des entreprises chinoises innovantes de la province de Canton, telles que WeChat, géant de la messagerie instantanée en Chine, ou Ehang, start-up montante spécialisée dans les drones-taxi. Un séminaire donné par Cathay Capital a également permis d’identifier les opportunités d’investissements avec la Chine.

 WeChat  Ehang  Opportunités d'investissements à Cathay capital

La délégation a également rencontré Sunmi, une entreprise spécialisée dans les terminaux de paiement professionnels, et il a été annoncée qu’elle ouvrirait un bureau de représentation européen à Lyon, et pourrait même ouvrir un centre logistique d’ici 2020 ou 2021. C’est un succès pour la délégation.

Xiaomi Sunmi - RDV business

Sur le parcours, une visite chez ChemChina, le conglomérat qui a investi dans les unités de production d’Elkem Silicones (anciennement Bluestar Silicones), et qui devrait investir 100 millions d’euros de plus d’ici 2020 afin de renforcer le centre de recherche et les capacités de production du site lyonnais.

Des partenariats universitaires

La délégation s’est également rendue à Shanghai, où se trouvent deux écoles majeures lyonnaises : l’INSA Lyon et l’EMLyon. Des liens forts unissent  la Chine à l’INSA, où dès 1979, des étudiants chinois sont venus étudier sur le campus lyonnais pour leur thèse de doctorat. Aujourd’hui, l’INSA Lyon est très active pour former des partenariats avec des universités chinoises, notamment pour proposer des doubles diplômes ou pour inviter des lycéens à venir faire leurs études à l’école pendant 5 ans.

Quant à l’EMLyon, l’école vient d’ouvrir un nouveau campus à Shanghai, co-fondée avec l’East China Normal University : l’Asia Europe Business School (AEBS). Pour l’occasion, les étudiants chinois étaient conviés à une présentation de Lyon et un temps d’échange était organisé entre la délégation et les étudiants. Actuellement, 320 étudiants chinois étudient sur le campus lyonnais. En tout, ce sont 5 000 étudiants chinois qui étudient dans les universités de Lyon-Saint-Etienne.

 A l'EMLyon Shanghai  EMLyon Shanghai  EMLyon Shanghai-2

Enfin, les représentants lyonnais se sont rendus au campus bioMérieux, qui représente l’excellence et l’essence de la ville de Lyon, également à Shanghai. Un accord tripartite entre l’entreprise, les Hospices Civils de Lyon et les Autorités de Santé de Shanghai a été renouvelé, et permet ainsi à des professionnels de santé de Shanghai de venir se spécialiser à Lyon.

Accord BioMérieux

Aménagements urbains : futur terrain d’entente entre Lyon et la Chine

Les perspectives de collaboration sont nombreuses entre Lyon et la Chine dans ce domaine. Lyon, leader des smart cities françaises, a visité le centre de R&D Smart City de Huawei à Pékin lors de la mission. A cette occasion, des discussions sur des possibles projets communs ont été entamées. La délégation a aussi pu visiter la Pujiang Line, 1ère ligne de train automatique sans conducteur de Shanghai.

De plus, dans le contexte de l’année franco-chinoise de la transition écologique, la délégation préparait l’édition 2018 de Pollutec, salon international des équipements, des technologies et des services de l’environnement, où la Chine sera à l’honneur. Le Nouvel Institut Franco-Chinois préparait également le forum « Ville d’une ère nouvelle » qui aura lieu à Lyon en novembre.

Enfin, à Pékin, la délégation a rencontré les représentants de la French Tech.

La culture au cœur de l’histoire des relations Lyon-Chine

Les 30 ans de jumelage entre la province de Canton et Lyon  ont été et seront  marqués par des événements majeurs : Guangzhou a accueilli la finale Asie-Pacifique des Bocuse d’Or, avec un jury d’une dizaine de chefs lyonnais, avant la grande finale des Bocuse d’Or qui aura lieu lors du SIRHA 2019 ; cette année, le Sun Trip, parcours de vélo valorisant les nouvelles mobilités (le parcours se fait en vélo marchant à l’énergie solaire), reliera Lyon à Canton. La délégation a également été reçue sur ces deux événements.

Les Bocuses d'Or

Une visite du Musée National de la Soie était incontournable pour la délégation, étant donné le passé riche du pays et de Lyon, anciennement capitale de la soie. Lors du passage à Shanghai, les participants à la mission ont assisté à l’inauguration d’une exposition mise en place par le Nouvel Institut Franco-chinois : « La belle relation entre Lyon et la Chine », au sein de l’université de Tongji.